Vipassana est un courant bouddhiste.
J'ai un livre d'entretien entre un certain William Hart et un maître vipassana nommé S.N.Goenka.
Le bouquin est très intéressant mais je ne vois pas trop la différence avec la doctrine bouddhiste
commune.
On ne perd pas son temps à le lire car le propos est intéressant, mais de là à avoir un gourou

j'aime cette citation de Krishnamurti
Dès l'instant où vous suivez quelqu'un, vous cessez de suivre la Vérité.
Elle est extraite d'un de ses discours dont j'ai recopié une partie ci-dessous pour ceux qui voudrait
contextualiser son propos.
Paradoxalement il y a plein de gens qui le prenne comme une sorte de gourou et qui suivent son enseignement, comme quoi son message n'est pas passé

La Vérité est un pays sans chemin, vous ne pouvez avancer vers elle par quelque voie que
ce soit, par aucune religion, aucune secte...
La Vérité étant infinie, non conditionnée, inapprochable par aucune voie, on ne peut
l'organiser... Il est impossible d'organiser la foi.
La foi est quelque chose de strictement
personnel, vous ne pouvez ni ne devez l'organiser.
Si vous le faites, elle meurt, se
cristallise, devient un credo, une secte, une religion que l'on impose aux autres.
Ce n'est pas une initiative glorieuse que je prends en disant que je ne veux pas de disciples.
Dès l'instant où vous suivez quelqu'un, vous cessez de suivre la Vérité. Une seule chose
m'importe et elle est essentielle : rendre l'homme libre. Je désire le libérer de toutes les
cages, de toutes les peurs et non fonder une religion, une nouvelle secte, ou établir une
nouvelle théorie ou une nouvelle philosophie.
A quoi cela servirait des milliers de gens qui ne comprennent pas, qui sont complètement
englués dans leurs préjugés, qui ne veulent pas ce qui est nouveau mais préfèrent
interpréter le nouveau à la convenance de leur moi stérile et stagnant ? Je désire que ceux
qui cherchent à me comprendre soient libres, qu'ils ne fassent pas de moi une cage.
Ils devront plutôt se libérer de toutes leurs peurs - peur de la religion, peur du salut, peur de la
spiritualité, peur de l'amour, peur de la mort, peur de la vie elle-même.
Nul ne peut vous rendre libres de l'extérieur ; nul culte organisé, non plus que votre
immolation à une cause, ne peuvent vous rendre libres.
Le fait de vous constituer en organisation ou de vous précipiter dans le travail ne peut vous rendre libres.
Vous vous imaginez que seules certaines personnes détiennent la clé du Royaume du
bonheur. Nul ne la détient.
Personne n'a l'autorité pour la détenir. Cette clé est en vous ;
dans le développement, la purification et l'incorruptibilité de vous seul, se trouve le
Royaume de l'Eternité...
Ceux qui désirent vraiment comprendre, qui sont à la recherche de ce qui est éternel, qui
est sans commencement ni fin, marcheront ensemble avec une plus grande ardeur et seront
un danger pour tout ce qui n'est pas essentiel, pour les chimères et les ombres. Et ils se
concentreront, ils deviendront flamme. De cette amitié naîtra une véritable coopération
entre tous, qui ne sera pas due à l'autorité, mais à une authentique compréhension.
Grâce à cela, vous pouvez vivre dans l'éternel. Cela dépasse tous les plaisirs et tous les sacrifices.
Pour toutes ces raisons, après avoir mûrement réfléchi pendant deux ans, j'en suis venu à la
décision de dissoudre l'ordre de l'Etoile puisqu'il se trouve que j'en suis le Chef.
Vous pouvez former d'autres organisations et attendre quelqu'un d'autre. Cela ne me concerne
pas. Mon seul souci est la libération totale et sans conditions de l'homme.
Extrait du discours du 3 août 1929 dans Krishnamurti, les années de l'éveil (Éd. Arista).
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